Un gros poème contre une attitude que je peux de moins en moins supporter. Il s'adresse à tout le monde, bien que des gens éternellement heureux il n'y en ait pas tellement ... À vous d'en
tirer le message voulu.
Il y a en ce monde une maladie bien pire que les horreurs subies par l'Humanité
Une maladie qui tue, tua et tuera des millions d'âmes
Cette maladie n'est qu'un sentiment, que tant envie, c'est l'insouciance
L'insouciance, mais en quoi est-elle donc si dangereuse ?
En quoi le sourire continuel et le bonheur inscrit dans des yeux provoquent malheurs et damnations ?
Car derrière ce sourire est inscrit une chose détestable qui est l'égoïsme et la suprématie de soi-même
Oui ! Une insouciance complètement irresponsable, une insouciance se moquant des accablés
Une insouciance qu'il faut à tout prix combattre. Se pavanant devant tout le monde
Le bonheur jeté aux figures de chacun, heureux, toujours heureux.
Mais s'ils sont heureux, ce n'est pas tant par leur exception
Non. Ils ont simplement oublié, ou ils nient sans vergogne
Ils nient ou oublient le monde dans lequel ils vivent
Préférant s'isoler dans une bulle si fragile.
Ils nient la rampante pauvreté qui anime nos villes
Ils nient l'isolement de tous ces êtres qu'ils agressent
Ils oublient la précarité omniprésente
Ils oublient la détresse de tant de gens
Ils oublient la violence injuste et justifiée
Ils nient le meurtre, la drogue, le racisme, le viol
Ils nient le suicide
Ils nient ces hommes de l'ordre te frappant jusqu'au sang, continuellement, sans sourire, ni bonheur.
Mais voyez-vous, oui voyez-vous, ils disent être heureux pour d'autres, le monde n'en serait que plus triste
Balivernes que tout ceci, tout n'est qu'excuse pour oublier le monde réel, pour rester dans leur bulle, à ne rien faire
Un négationnisme social, un négationnisme planétaire, un génocide contre l'humanité
Que tout ceci est pathétique et révoltant pour les souciants.
L'on se demande si un jour, oui si un jour, ils ont vu cette misère que la majorité subit
L'on se demande s'ils prendront un jour conscience qu'il n'y a pas de raison d'afficher constamment un sourire béat
L'on se demande si leur bonheur est réel, et non pas un mensonge à eux-mêmes
Une recherche d'excuses pour ne pas agir, les excuses que voici une magnifique invention
Alors donc ? faudrait-il garder un air grave, être triste de façon perpétuel ? rétorquent-ils
Ils n'ont alors rien compris, cette grande question posée par tous n'est pas d'avoir des larmes de joie ou de désespoir.
La grande question est surtout intérieure, savoir son but.
Ce mot-clé, le savoir. Faisant fi du bonheur ou de la tristesse.
Un savoir qui oblige à agir pour justement donné à ce monde une raison de toujours sourire, collectivement.
Car pendant l'insouciance de ces êtres, pendant ce si beau geste.
Des femmes et des hommes se font torturés par la démocratie
Meurent pour l'économie
Se font battre pour une question de couleur ou de religion
Ont un ventre qui crient famine selon la volonté d'homme riches et blancs.
Car pendant que le bonheur inonde leur coeur
Des millions, oui des millions, d'enfants meurent faute de soins
Un manque de moyen imposé par nos si belles démocraties
Des pays sont irradiés par les bombes d'Occident
Des combattants en faveur d'opprimés se font assassiner par de sombres escadrons financés par la république.
Et les médias mentent éhontement, minimisent ou passent sous silence l'information.
Je vous présente le présent, un aperçu de la monstruosité pendant la lecture d'une ligne.
Un passé tout aussi horrible, car bien plus détaillé et moins actuel.
Tant d'actions et de désastres menés pour l'économie, la puissance, l'argent, la démocratie.
Tout n'a été que massacre, hypocrisie, impérialisme, et profits, pour une élite.
L'insouciance est la négation, la perpétuation de ces atrocités.
Mais, à quoi bon, après avoir refermé ce poème dans vos coeurs
Les choses reprendront leur cour habituel
Vous sortirez
Et le cycle recommencera
L'insouciance envahira votre visage
Niant et oubliant l'état du monde, aussi proche soit-il.
Agressant de nouveau par votre bonheur, traitant d'aigris tout ceux qui ne jouissent pas de votre statut.
Mais regardez en vous-mêmes quelques instants, sincèrement, profondément, et vous verrez, j'en suis sûr.
Notre passé est terrible, notre présent est tragique,
Mais une fois ton insouciance abattue, la bulle éclatait, le futur le sera enfin, pour tous, insouciant.