Cette musique "Comptine d'un autre été" de Yann Tiersen m'a fait éclore ce petit poème. À vous de juger.
L'arbre majestueux qui trônait au milieu du jardin le regardait de son air grave et effeuillé
Par la brise du vent, par les fleurs virevoltantes, une antre apparut de sa sombre profondeur
En plein été, en plein soleil, une abîme apparaît.
Méfiance et questionnement envahissent alors son esprit.
Plusieurs heures se sont écoulées après cette rencontre insolite
Il vit bien des choses, aussi belles qu'horribles
Il vécut avec fougue des mouvements salutaires
Il a su, pour le monde.
Au seuil de sa mort, il pensa à cet être qui l'a de tout temps envoûté
C'est alors que l'antre réapparut, telle une question cherchant sa réponse
Oui, mais oui ... la lumière éclata en lui-même
Et un constat se fit, amer et froid, pathétique.
Il passa à coté de sa longue vie
Oui il eut une vie douce et calme bien que mouvementée au gré des années,
Copiant autrui.
Or il ignora cette chose, il ignora l'important.
Il ne changea pas le monde, malheureusement, mais, désespéré, il n'aima pas sincèrement.
Qu'il est triste de ce constat au moment de la funeste venue
Mais oui ... une émotion bien trop cachée, un amour étriqué, un coeur brisé
Il marcha sur Terre durant un siècle en compagnie d'une âme sombre et desséchée
Par manque de courage, par manque d'habileté
Quelle mélancolique histoire, aussi petite soit-elle
Mais sur son lit, paralysé, repensant tendrement à l'être cher
Il se dit, pour s'excuser de lui-même, qu'au moins,
Il ne gâcha que sa vie.
Que son savoir lui permit d'ironiser ce monde si tragique.
Et il partit, laissant vaquant son corps endormi.
Rejoignant le céleste, solitaire et triste.
Par Comzky
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Publié dans : Poèmes écrits
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